jeudi 3 juillet 2008

Oui, on peut se réjouir de la libération d'I. Betancourt

Lorsque j'ai entendu la nouvelle de la libération d'Ingrid Betancourt, je me suis d'abord demandé ce qui avait bien pu être donné en échange...réflex du type marqué par la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien.

Évidement, c'est sans doutes plus facile de faire une opération commando contre un groupe affaibli de guerrilleros dans la jungle colombienne que d'attaquer la Libye. En outres, c'est moins dangereux en terme de conséquences politiques internationales.

Mais tout de même, la France avait jusqu'à présent recherché une solution diplomatique avec l'aide d'Hugo Chavez notamment. On comprend la préférence de la famille pour une telle option à priori moins dangereuse pour les otages. Mais cela laissait penser à une diplomatie du coup d'éclat, prête à la glorification de ceux qui méprisent la démocratie pour quelques couvertures de journaux.

Le cas Betancourt pouvait paraitre d'autant plus gênant que beaucoup la voyait comme une enfant gâtée de l'élite français et notamment des habitués du Quai d'Orsay. A moitié française mais prioritaire sur la liste des causes nationales.

Pourtant, même si elle a certainement bénéficié d'un traitement de faveur, au moins dans les médias, sa libération est une vraie bonne nouvelle, car elle marque une victoire face au cynisme politique et face à ceux pour qui rejettent le pluralisme politique. L'évocation par I. Betancout, à peine libre du cas d'Aung San Suu Kyi, opposante à la junte birmane, va dans ce sens. Que ce soient les Farc ou la junte birmane, on a, au-delà des idéaux originaux des uns et des autres, un rejet du pluralisme politique au profit d'une culture de la violence.

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